Dans les différentes zones du cerveau, l’influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s’activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s’activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.
L’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) — un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l’EEG est plat, c’est qu’il n’y a pas d’activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en quatre ou cinq fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien : Alpha, Beta, Delta, Theta (cf-Graphes).
Les inducteurs audiovisuels agissent par le son et la lumière, ou plus précisément, par la fréquence des stimulations lumineuses et sonores. En effet, plusieurs équipes de recherche en Europe, au Japon et aux Etats-Unis ont mis en évidence l’induction de différents niveaux de conscience par l’utilisation de ce type de stimulation.
Concrètement, le cerveau, constitué de neurones, a une activité électrique qui se visualise par l’apparition d’ondes cérébrales. En gros, les schémas de ces ondes sont différents en fonction des niveaux de consciences, de plus en plus amples et lentes selon que le niveau d’activité est calme et détendu :
Lorsqu’il est soumis à des stimulations externes telles que la lumière et le son envoyés à une certaine fréquence, le cerveau finit par entrer naturellement en phase avec le rythme de ces stimulations. Ce mécanisme permet donc l’induction d’un certain état de conscience et ce sans effort, rapidement et sans exercice spécifique.
C’est ainsi qu’étant couché mais éveillé et soumis à des stimulations audiovisuelles lentes semblables au rythme des ondes du sommeil, le sujet aura tendance à s’endormir.
De même, les ondes cérébrales associées aux états méditatifs peuvent être induites, ainsi que celles de la relaxation, les états alpha. À l’inverse, par l’émission de stimulations à un rythme rapide (ondes BETA), on induit un état d’éveil similaire à la concentration. Les étudiants verront là une manière nouvelle d’aborder leurs études.
Vue d’ensemble, traitement des données, association d’idées : voici trois effets spécifiques caractérisés par l’émission d’ondes cérébrales thêta dont le rythme lent caractéristique est reproduit dans les programmes compréhension et créativité.
En résumé, en fonction du rythme et de la variation des stimulations lumineuses et sonores, le stimulateur est un catalyseur puissant pour le changement du niveau de conscience, de la veille hyperactive à l’état de sommeil profond en passant par la relaxation et la méditation.